Opal Short Notes Challenge

À partir de juillet 2025, les 10 prochaines Short Notes approuvées par les reviewers pour publication recevront un prix de 250 €, attribué par l’OPAL.

Qu'est-ce qu'une Short Note ?

Initiée par le GIS FC3R, la plateforme des Short Notes a pour objectif de diffuser et rendre accessibles tous les résultats de recherche qui n'ont pas été inclus dans des publications scientifiques. Chaque Short Notes est évaluée par des pairs, et si acceptée, un DOI lui est attribué afin de l’identifier, la citer, et d’accroître sa visibilité. Les Short Notes concernent un large champ expérimental impliquant des modèles animaux ou utilisant des produits d'origine animale, mais aussi celles qui permettent d’en diminuer ou d’en remplacer l’usage.
L’initiative des Short Notes vise à :
- Encourager la communauté scientifique à partager ouvertement tous les types de résultats expérimentaux, y compris ceux souvent « invisibilisés », comme les résultats négatifs et les répétitions fructueuses ou infructueuses, mais qui sont essentiels pour une science plus transparente, rigoureuse et reproductible.
- Valoriser l’engagement des chercheurs, des étudiants et des personnels techniques en faveur de la science ouverte et permettre d’enrichir l’évaluation et le suivi de leurs carrières.
- Éviter les répétitions inutiles, conformément au principe d'éthique des 3R (Réduction du nombre d'animaux utilisés) permettant également de réaliser des économies de moyens, de ressources et de temps.

Qu'est que l'OPAL Short Notes Challenge ?

Promouvoir et développer des méthodes alternatives ainsi que faire évoluer les métiers sont les piliers des actions de l'OPAL. Dans ce contexte, notre association collabore avec le FC3R en faveur de la qualité et de la transparence scientifique en soutenant l’initiative des "Short Notes" grâce à un prix dédié : le Short Notes challenge !

Comment ça marche ?

Chaque Short Note acceptée par les reviewers et publiée par le FC3R sur HAL et dans la bibliothèque des Short Notes sera récompensée par un prix de 250 euros. A l’occasion de la remise de prix par l’OPAL à l'auteur principal, une courte interview sera réalisée par l’OPAL pour réaliser un encart sur son site dans la page dédiée au challenge des Short Notes. Lors des colloques OPAL ou FC3R, une des Short Notes récompensée sera sélectionnée pour une présentation orale.

Le prix OPAL Short Notes Challenge, n'est attribué qu'une seule fois à un groupe, équipe ou laboratoire et l'auteur correspondant doit résider en France.

 

Pour soumettre une Short Note : Cliquez ICI

Lauréats

Date Lauréat Biosketch Sujet
Fev 2026 Alice Jouneau

Chercheur à l’Institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE), Alice JOUNEAU travaille dans l'UMR BREED au sein de l'équipe Embryon, Gonades, Gamètes. Elle est une experte internationalement reconnue dans le développement embryonnaire des mammifères et la pluripotence, avec un focus particulier sur les modèles murins, bovins et lapins. Ses recherches visent à élucider les mécanismes moléculaires et épigénétiques régissant les étapes clés du développement embryonnaire précoce. Pour ce faire, elle combine des approches de pointe telles que les analyses à haut débit (transcriptomique et épigénomique), l’imagerie cellulaire avancée, ainsi que la dérivation in vitro de lignées cellulaires embryonnaires. Ces dernières offrent des modèles représentatifs de l’embryon, permettant des études mécanistiques approfondies tout en réduisant le recours à l’expérimentation animale. L’étude présentée dans cette note a été mise en œuvre opérationnellement par Vincent Brochard, assistant-ingénieur au sein de l’équipe. Vincent apporte une expertise essentielle en micromanipulation embryonnaire, ainsi qu’une maîtrise technique des modèles cellulaires cultivés en 2D et en 3D.

Pluripotency is defined as the ability of cells to differentiate into all cell types. In vivo, this capacity is gradually acquired by pluripotent cells in the epiblast as they polarize and arrange themselves into a three-dimensional structure known as a 'rosette', which then forms a lumen. Major epigenetic and metabolic changes occur during this crucial period of early development. Embryonic stem cells (ESCs), an in vitro model for early epiblast cells, can self-organise into rosettes when cultured in 3D, making them an ideal model for studying the events that accompany this morphogenesis. While this model is relevant to the 3Rs in terms of reducing the use of embryos, there is a significant drawback: the hydrogel commonly used for 3D cultures, Matrigel, is derived from animals. Furthermore, some rosette formation protocols use a serum-containing medium. The aim of this study was therefore to test alternative, commercially available, synthetic hydrogels and to compare the use of serum-containing and serumfree medium for modelling epiblast morphogenesis. Our results demonstrate that morphogenesis is more efficient in serum-free medium but did not occur in the synthetic hydrogels tested. This underscores the need for further optimisation of these systems.

DOI: 10.60675/yrr0-6e39/sn20260212-12r/short-notes

Dec 2025 David Thura

Biosketch

Stereotypies, defined as repetitive behaviors with no apparent purpose, are frequent in some animals kept in captivity, posing a major ethical and scientific challenge for biomedical research involving animals for scientific purposes. This article describes the case of a rhesus macaque who tends to express marked stereotypies when temporarily separated from his partner. In an attempt to improve the animal's condition during these short periods of separation, the impact of exposure to a video of his partner was tested. This video was shown to the animal during five experimental sessions, and the animal's behavior was analyzed using BORIS software, which quantifies the duration of stereotypies. The results indicate an immediate and significant reduction in stereotypic behaviors when the animal is first exposed to the video of his partner during her absence. However, a gradual return of stereotypies is observed during subsequent exposures, suggesting habituation to the visual enrichment offered. A lasting improvement in well-being through social visual enrichment is therefore not observed for this animal. These data are discussed in light of the specificity of the protocol used, the factors that may have interfered with its effectiveness, and the profile of the animal in question.

DOI: 10.60675/vnga-dk52/sn20251202-5r/short-notes

Oct 2025 Laurence Finot

Scientifique possédant une solide formation en recherche (18 ans d'expérience), Laurence Finot travaille à l’Institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) depuis 2001. Actuellement ingénieur d’études dans l’équipe « Biologie des fonctions pour la transition des élevages» dans l’UMR PEGASE de Saint Gilles, elle a acquis expériences et compétences en matière de développement d'outils méthodologiques en biologie cellulaire et moléculaire ainsi que de mise en œuvre de protocoles expérimentaux. Elle a soutenu une thèse de biologie et physiologie animale en février 2019 sur les cellules du lignage épithélial dans la glande mammaire chez la vache laitière. Ces dix dernières années, elle s’est intéressée aux cellules souches adultes de la glande mammaire chez les ruminants laitiers à travers plusieurs projets collaboratifs. Ses travaux actuels intègrent le développement de modèles mammaires in vitro cultivés en 3D pour reproduire les alvéoles sécrétrices du lait afin d’ étudier les mécanismes mis en jeu pendant la lactation en s’affranchissant de l’expérimentation in vivo. Dans sa mission de développement de modèles in vitro, elle fait partie d’un collectif regroupant les scientifiques de plusieurs départements d’INRAE, qui organise la veille scientifique et la diffusion des avancées réalisées dans le domaine des organoïdes chez les espèces agronomiques.

Quatre anticorps recombinants ont été évalués pour la détection par immunofluorescence de la kératine 14, une protéine exprimée par les cellules épithéliales basales. Deux anticorps, les clones E7W6V et SP53, provenant respectivement de Cell Signaling Technology et d’Abcam, ont permis de reconnaître la cible dans la glande mammaire des espèces bovine et porcine. Seul le clone E7W6V a permis la détection de la kératine 14 dans les tissus mammaires des trois espèces analysées, incluant la chèvre.

DOI: 10.60675/yfh3-8k03/sn20250923-8/short-notes

Contacts : contact@opal-association.org